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White Lady
Trois ingrédients, zéro superflu, une élégance redoutable. Le White Lady, c’est du gin, du Cointreau et du citron frais qui se rencontrent dans un shaker, et le résultat est vif, rond et terriblement addictif.
Cousin germain du Sidecar (qui se fait au cognac), c’est un cocktail de la famille des sours : une base spiritueuse, une liqueur d’agrume et du citron frais en parfait équilibre. Tu le croiseras aussi sous les noms de Chelsea Sidecar ou Delilah selon les bars. Peu importe l’étiquette, dans le verre c’est la même chose : un classique indémodable.

- Prépare ton verre
Place ta coupette (ou un verre à cocktail) au congélateur quelques minutes avant de commencer. Un verre bien frais, ça change tout : le cocktail reste à température plus longtemps et les arômes se libèrent mieux. - Dry shake (si tu utilises le blanc d’œuf)
Verse le gin, le Cointreau, le jus de citron et le blanc d’œuf dans ton shaker, sans glace. Secoue vigoureusement pendant 15 secondes. C’est ce qu’on appelle le “dry shake” : il permet au blanc d’œuf de s’émulsionner et de créer cette mousse soyeuse caractéristique. - Shake avec glace
Ajoute maintenant des glaçons bien pleins dans le shaker et secoue à nouveau pendant 10 à 15 seconds. Tu veux que le shaker devienne bien froid au toucher. - Double filtration
Filtre dans ta coupette glacée à l’aide de ton strainer et d’une passoire fine. Ce double filtrage retient les petits morceaux de glace et de pulpe pour un résultat parfaitement lisse. - Décoration
Exprime un zeste de citron au-dessus du verre pour libérer les huiles essentielles, puis dépose-le sur le bord.
- Le bon moment. Le White Lady est un cocktail d’apéritif par excellence. Sa vivacité citronnée ouvre l’appétit sans saturer le palais. Sers-le en début de soirée, bien frais, avant de passer à table.
- Le blanc d’œuf, oui ou non ? Les puristes de la recette originale n’en mettent pas. Mais c’est Peter Dorelli, légendaire barman du Savoy Hotel, qui a eu l’idée de l’ajouter pour donner au cocktail une texture veloutée et une mousse en surface. Notre avis ? Essaie les deux versions. Sans blanc d’œuf, c’est plus vif et tranchant. Avec, c’est plus doux, plus rond, presque crémeux. Tu verras ce que tu préfères.
- Le choix du gin compte. Un London Dry classique (Beefeater, Tanqueray, Plymouth) donne un résultat net et équilibré. Si tu utilises un gin plus aromatique type Hendrick’s ou Monkey 47, les botaniques vont prendre plus de place. Ça marche, mais ça donne un cocktail différent. Commence par un London Dry pour comprendre la structure, puis amuse-toi avec d’autres gins ensuite.
- Goûte avant de servir. Comme pour tout sour, l’équilibre acide/sucre varie selon la maturité de ton citron. N’hésite pas à goûter le mélange avant de shaker et à ajuster avec une pointe de sirop de sucre (0,5 cl max) si ton citron est trop agressif.
L’histoire du White Lady
L’histoire du White Lady est un peu comme une bonne intrigue de roman d’espionnage. D’ailleurs, le cocktail apparaît dans un roman de John le Carré. Deux bartenders légendaires se disputent la paternité, et la vérité se situe probablement quelque part entre les deux.
Acte 1 : Londres, 1919. Harry MacElhone, bartender écossais originaire de Dundee, travaille au très chic Ciro’s Club de Londres. Il crée un cocktail qu’il baptise “White Lady”, mais la recette n’a rien à voir avec celle qu’on connaît aujourd’hui. Sa version originale mélange du brandy, de la crème de menthe (de la Giffard Menthe Pastille, pour être précis) et du Cointreau. Le résultat est… disons, expérimental.
Acte 2 : Paris, 1929. MacElhone a depuis racheté un petit bar au 5 rue Daunou à Paris : c’est la naissance du mythique Harry’s New York Bar, toujours en activité aujourd’hui. C’est là qu’il décide de retravailler sa White Lady. Exit la crème de menthe, bonjour le gin et le jus de citron frais. Le cocktail tel qu’on le connaît vient de naître.
Acte 3 : Londres, encore. De l’autre côté de la Manche, Harry Craddock, bartender star de l’American Bar du Savoy Hotel, revendique également la création du White Lady. Il publie la recette dans son Savoy Cocktail Book en 1930, avec gin, Cointreau et jus de citron. On raconte même que Craddock aurait muré un shaker contenant un White Lady fraîchement préparé dans les murs du Savoy Hotel. Ambiance.
Ce qui est sûr, c’est que le cocktail a conquis le gratin de l’époque. Le White Lady était notamment le cocktail préféré de Laurel et Hardy. Pas mal pour un cocktail qui a failli rester une curiosité à la menthe.
Les variantes du White Lady
Le White Lady est un cocktail à structure simple (spirit + liqueur d’agrume + citron), ce qui en fait un terrain de jeu idéal pour les variantes. Voici les plus intéressantes à tester chez toi :
- Le Sidecar. C’est le grand frère du White Lady. Remplace le gin par du cognac, et tu obtiens un Sidecar. Même structure, même logique d’équilibre, mais avec la rondeur et la chaleur du brandy à la place des botaniques du gin.
- La Pink Lady. Garde le gin et le citron, mais remplace le Cointreau par du sirop de grenadine. Le résultat est plus doux, plus fruité, et tu obtiens cette jolie couleur rose qui lui donne son nom. Ajoute un blanc d’œuf pour la mousse : c’est presque obligatoire sur celle-ci.
- La version vodka. Remplace le gin par de la vodka pour un résultat plus neutre et plus doux. Tu perds la complexité des botaniques, mais tu gagnes en accessibilité. C’est une bonne porte d’entrée pour ceux qui trouvent le gin trop présent.
- La version rhum blanc. Substitue le gin par un rhum blanc (agricole ou de mélasse, selon tes goûts). Ça donne une White Lady aux accents tropicaux, légèrement plus ronde et sucrée. Intéressant en été.
- White Lady fleurie. Ajoute 1,5 cl de liqueur de sureau (type St-Germain) en réduisant légèrement le Cointreau. Tu obtiens un cocktail plus floral et printanier, parfait pour les beaux jours.
- White Lady hivernale. Remplace le Cointreau par de la liqueur d’orange amère et ajoute une pincée de cannelle dans le shaker. Un twist qui fonctionne bien en saison froide.
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Place ta coupette (ou un verre à cocktail) au congélateur quelques minutes avant de commencer. Un verre bien frais, ça change tout : le cocktail reste à température plus longtemps et les arômes se libèrent mieux. - Dry shake (si tu utilises le blanc d’œuf)
Verse le gin, le Cointreau, le jus de citron et le blanc d’œuf dans ton shaker, sans glace. Secoue vigoureusement pendant 15 secondes. C’est ce qu’on appelle le “dry shake” : il permet au blanc d’œuf de s’émulsionner et de créer cette mousse soyeuse caractéristique. - Shake avec glace
Ajoute maintenant des glaçons bien pleins dans le shaker et secoue à nouveau pendant 10 à 15 seconds. Tu veux que le shaker devienne bien froid au toucher. - Double filtration
Filtre dans ta coupette glacée à l’aide de ton strainer et d’une passoire fine. Ce double filtrage retient les petits morceaux de glace et de pulpe pour un résultat parfaitement lisse. - Décoration
Exprime un zeste de citron au-dessus du verre pour libérer les huiles essentielles, puis dépose-le sur le bord.
- Le bon moment. Le White Lady est un cocktail d’apéritif par excellence. Sa vivacité citronnée ouvre l’appétit sans saturer le palais. Sers-le en début de soirée, bien frais, avant de passer à table.
- Le blanc d’œuf, oui ou non ? Les puristes de la recette originale n’en mettent pas. Mais c’est Peter Dorelli, légendaire barman du Savoy Hotel, qui a eu l’idée de l’ajouter pour donner au cocktail une texture veloutée et une mousse en surface. Notre avis ? Essaie les deux versions. Sans blanc d’œuf, c’est plus vif et tranchant. Avec, c’est plus doux, plus rond, presque crémeux. Tu verras ce que tu préfères.
- Le choix du gin compte. Un London Dry classique (Beefeater, Tanqueray, Plymouth) donne un résultat net et équilibré. Si tu utilises un gin plus aromatique type Hendrick’s ou Monkey 47, les botaniques vont prendre plus de place. Ça marche, mais ça donne un cocktail différent. Commence par un London Dry pour comprendre la structure, puis amuse-toi avec d’autres gins ensuite.
- Goûte avant de servir. Comme pour tout sour, l’équilibre acide/sucre varie selon la maturité de ton citron. N’hésite pas à goûter le mélange avant de shaker et à ajuster avec une pointe de sirop de sucre (0,5 cl max) si ton citron est trop agressif.
L’histoire du White Lady
L’histoire du White Lady est un peu comme une bonne intrigue de roman d’espionnage. D’ailleurs, le cocktail apparaît dans un roman de John le Carré. Deux bartenders légendaires se disputent la paternité, et la vérité se situe probablement quelque part entre les deux.
Acte 1 : Londres, 1919. Harry MacElhone, bartender écossais originaire de Dundee, travaille au très chic Ciro’s Club de Londres. Il crée un cocktail qu’il baptise “White Lady”, mais la recette n’a rien à voir avec celle qu’on connaît aujourd’hui. Sa version originale mélange du brandy, de la crème de menthe (de la Giffard Menthe Pastille, pour être précis) et du Cointreau. Le résultat est… disons, expérimental.
Acte 2 : Paris, 1929. MacElhone a depuis racheté un petit bar au 5 rue Daunou à Paris : c’est la naissance du mythique Harry’s New York Bar, toujours en activité aujourd’hui. C’est là qu’il décide de retravailler sa White Lady. Exit la crème de menthe, bonjour le gin et le jus de citron frais. Le cocktail tel qu’on le connaît vient de naître.
Acte 3 : Londres, encore. De l’autre côté de la Manche, Harry Craddock, bartender star de l’American Bar du Savoy Hotel, revendique également la création du White Lady. Il publie la recette dans son Savoy Cocktail Book en 1930, avec gin, Cointreau et jus de citron. On raconte même que Craddock aurait muré un shaker contenant un White Lady fraîchement préparé dans les murs du Savoy Hotel. Ambiance.
Ce qui est sûr, c’est que le cocktail a conquis le gratin de l’époque. Le White Lady était notamment le cocktail préféré de Laurel et Hardy. Pas mal pour un cocktail qui a failli rester une curiosité à la menthe.
Les variantes du White Lady
Le White Lady est un cocktail à structure simple (spirit + liqueur d’agrume + citron), ce qui en fait un terrain de jeu idéal pour les variantes. Voici les plus intéressantes à tester chez toi :
- Le Sidecar. C’est le grand frère du White Lady. Remplace le gin par du cognac, et tu obtiens un Sidecar. Même structure, même logique d’équilibre, mais avec la rondeur et la chaleur du brandy à la place des botaniques du gin.
- La Pink Lady. Garde le gin et le citron, mais remplace le Cointreau par du sirop de grenadine. Le résultat est plus doux, plus fruité, et tu obtiens cette jolie couleur rose qui lui donne son nom. Ajoute un blanc d’œuf pour la mousse : c’est presque obligatoire sur celle-ci.
- La version vodka. Remplace le gin par de la vodka pour un résultat plus neutre et plus doux. Tu perds la complexité des botaniques, mais tu gagnes en accessibilité. C’est une bonne porte d’entrée pour ceux qui trouvent le gin trop présent.
- La version rhum blanc. Substitue le gin par un rhum blanc (agricole ou de mélasse, selon tes goûts). Ça donne une White Lady aux accents tropicaux, légèrement plus ronde et sucrée. Intéressant en été.
- White Lady fleurie. Ajoute 1,5 cl de liqueur de sureau (type St-Germain) en réduisant légèrement le Cointreau. Tu obtiens un cocktail plus floral et printanier, parfait pour les beaux jours.
- White Lady hivernale. Remplace le Cointreau par de la liqueur d’orange amère et ajoute une pincée de cannelle dans le shaker. Un twist qui fonctionne bien en saison froide.
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